Produits contrefaits : opérations du CODAF à Mayotte

Produits contrefaits

Les récentes interventions du CODAF à Chiconi et Majicavo-Koropa ont révélé l’ampleur de la contrefaçon et du travail illégal à Mayotte. Entre saisies massives, contrôles renforcés et mobilisation interservices, ces opérations illustrent la volonté des autorités de protéger les consommateurs tout en assainissant l’économie locale.

Une mobilisation interservices pour contrer la contrefaçon

Les récentes actions du CODAF montrent une vraie organisation collective souvent évoquée dans les Faits divers Mayotte. Plusieurs services ont collaboré : la gendarmerie, les douanes, la police municipale ainsi que l’inspection du travail. Cette coordination permet de vérifier plusieurs aspects des commerces ciblés : la conformité des produits, la légalité des activités, les conditions d’emploi, mais aussi le respect des règles fiscales.

Cette démarche globale est essentielle dans un territoire où la circulation de marchandises non conformes reste fréquente. En réunissant plusieurs services, les opérations gagnent en efficacité et permettent une vue d’ensemble sur les pratiques commerciales observées sur le terrain.

178 articles saisis à Chiconi : un commerce hors normes mis en lumière

À Chiconi, les contrôleurs ont intercepté 178 articles clairement identifiés comme contrefaits. Les produits concernés n’ont pas été détaillés dans les informations disponibles, mais la diversité habituelle de ce type de saisies laisse penser qu’il peut s’agir de vêtements, sacs, chaussures, accessoires ou articles électroménagers.

En parallèle, un cas de travail dissimulé a été constaté dans un commerce visé. Cette situation montre que la contrefaçon ne s’arrête pas à la simple vente de produits illicites : elle s’accompagne souvent d’autres formes d’irrégularités, comme l’emploi non déclaré ou le non-respect des normes sociales.

Cela renforce l’importance d’intervenir sur plusieurs volets afin de démanteler des pratiques illégales bien enracinées.

Majicavo-Koropa : près de mille articles retirés de la circulation

À Majicavo-Koropa, les autorités ont mis la main sur 970 articles présumés contrefaits, soit plus de cinq fois le volume saisi à Chiconi. Ce chiffre démontre l’ampleur de la distribution de produits non conformes dans cette zone.

Là encore, un cas d’emploi non déclaré a été détecté. Ce type de constatations répétées d’un site à l’autre confirme que la contrefaçon ne représente pas uniquement un problème commercial : c’est un véritable système qui alimente une économie parallèle, au détriment des entreprises respectueuses des règles et des travailleurs déclarés.

Les autorités rappellent régulièrement que la contrefaçon nuit à la fois aux consommateurs, aux entreprises légales et aux finances publiques. Les saisies réalisées à Majicavo s’inscrivent dans un effort plus large visant à réduire ces risques.

Un impact direct sur la sécurité et la protection des consommateurs

Les opérations menées ne visent pas seulement à sanctionner les commerçants, mais avant tout à protéger le public. Les produits contrefaits présentent souvent des risques importants :

  • absence de contrôle qualité,
  • matériaux dangereux,
  • produits non conformes aux normes sanitaires,
  • manque de fiabilité ou de solidité,
  • risques électriques ou mécaniques selon la nature des articles.

L’achat de ces articles peut paraître avantageux en raison de leur prix, mais les dangers associés ne sont jamais négligeables. Les saisies contribuent ainsi à limiter la circulation de produits pouvant mettre en péril la santé ou la sécurité des habitants.

Lutte contre l’économie parallèle : un enjeu majeur pour Mayotte

La contrefaçon s’intègre souvent dans un circuit plus vaste d’économie informelle : activités non déclarées, absence d’autorisation d’exploitation, importations non contrôlées ou encore non-respect des règles fiscales.

En renforçant les contrôles, l’objectif des autorités est double :

1- Protéger les consommateurs en retirant les produits dangereux du marché.

2- Assainir le tissu économique en soutenant les commerces qui travaillent légalement.

Ces actions justifient également l’implication de l’inspection du travail, car les opérations révèlent régulièrement l’existence d’emplois non déclarés ou de conditions de travail non conformes.

Transparence et dissuasion : publication future des noms des commerces contrôlés

Les services engagés ont fait savoir que les noms des établissements concernés seront rendus publics une fois les procédures terminées. Cette annonce a un rôle préventif fort. Les commerçants qui envisagent de vendre des produits illicites savent désormais qu’ils s’exposent non seulement à des sanctions financières ou pénales, mais aussi à une exposition médiatique pouvant nuire à leur réputation.

Cette transparence, déjà appliquée dans d’autres territoires, s’inscrit dans une démarche de responsabilisation et de protection des consommateurs qui souhaitent acheter en toute confiance.

Des opérations amenées à se poursuivre prochainement

Les autorités ont affirmé que d’autres actions de contrôle seront organisées dans les semaines à venir. Cette continuité est nécessaire pour limiter la reconstitution rapide des stocks de produits contrefaits ou la réouverture de commerces frauduleux.

Chaque nouvelle opération contribue à réduire l’emprise de l’économie illégale sur le territoire et à assurer un environnement plus sain pour les consommateurs comme pour les entreprises locales.